"Eternelle" : le pouvoir de la pupille

Publié le par Happy Ciné

                                  


Un été sans saga n’est pas vraiment un été réussi. Mais cette saison, les chaînes ont semble-t-il décidé de faire sans. Heureusement M6 est là pour rattraper le coup.

Généralement peu passionnée par les fictions estivales de la sixième chaîne, cette fois « Eternelle » à toute mon attention. D’autant plus qu’elle réunit des acteurs habitués à l’exercice.

 

Début du verdict hier soir. Première scène : il pleut. Un homme perdu au volant de sa voiture. Au milieu de la route, une femme nue. Mais dites donc ça commence fort ! Première dilatation de la pupille, celle du public masculin hétérosexuel.

Mais « Eternelle » n’est pas une saga, la fiction ne répond pas aux codes du genre. Ici, on a un médecin généraliste et une jeune femme amnésique, porteuse d’un virus, qui lit dans les pensées et vole des souvenirs (une dilatation des pupilles lui permet de prendre à la personne qu’elle regarde un souvenir ou une habilité).

La mini-série fantastique commence un peu mollement. L’intensité dramatique de certaines scènes à l’hôpital ne dépasse pas celle de « Sous le soleil ». Le personnage féminin n’en finit pas de mourir et de revenir à la vie. Un flic qui se lance dans une confession incongrue sur un parking. Une image très bleue. Des choix de cadrages parfois un peu bizarres… Cependant, on aime Guillaume Cramoisan et Claire Keim, toujours pas réconciliée avec le soutien-gorge depuis « Zodiaque », se montre convaincante. Et au milieu de tout ce mystère, on nous fait cadeau d’une réplique drôle (« je préfère le lait ») !  Tandis que le rythme s’accélère légèrement dans le second épisode. La fin offre même un joli twist.

 

Déçue mais pas encore découragée, le rendez-vous est pris la semaine prochaine pour voir comment Claire Keim se débrouille en Jack Torrance.

 


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Publié dans SERIES - Critiques

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